Quelle est la qualité des instructions de tressage ?

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Que ce soit dans un livre ou une vidéo, les instructions de tressage sont partout sur Internet. Bien intentionnés, ils sont parfois agréables à regarder. Mais ces instructions sont-elles vraiment utiles ?

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Toutes ces instructions ont un point commun : il manque la troisième dimension chez le spectateur. Et la transmettre par le texte ou la parole est souvent plus difficile que possible. Pour de simples objets tressés en deux dimensions, cela peut encore être possible. Mais dès qu’il s’agit d’espace, les explications atteignent rapidement leurs limites. L’envie se transforme alors rapidement en frustration. Et dans ces cas-là, on ne peut poser de questions à personne. Les débutants en particulier risquent de perdre le plaisir de la chose si les essais infructueux n’aboutissent pas au résultat souhaité ou espéré.

Il faut tout simplement ressentir le tressage et l’utilisation du matériel de tressage et développer un sentiment sur la manière dont le matériel se comporte lors du tressage. Cela ne s’apprend pas dans un livre ou une vidéo. C’est l’une des raisons pour lesquelles la formation de vannier ou de créateur de tresses dure encore trois ans.

On me demande souvent s’il est possible de tresser des brins d’osier fraîchement coupés.
Ma réponse est : en principe, oui.
Mais la plupart du temps, on ne profite pas longtemps de ce que l’on veut tresser avec. Pour en savoir plus, consultez ma FAQ : Peut-on tresser immédiatement des tiges de saule fraîchement coupées ?

Un manuel de tressage en mots et/ou en images peut donc transmettre la théorie, mais il est loin de la pratique. Si l’on veut vraiment s’essayer sérieusement au tressage, il vaut mieux suivre un cours. Il est toujours possible de s’adapter à la situation des participants au cours, de donner des petits conseils et des astuces sur l’utilisation du matériel et de répondre directement aux questions. Cela peut certes être plus cher qu’un livre ou des vidéos gratuites sur Internet. Mais en petit comité, c’est bien moins frustrant que de tout abandonner après un énième échec.

Ma conclusion sur ces instructions de tressage : Tout cela part d’une bonne intention, mais ne convient pas aux débutants pour bien mettre en pratique le tressage et obtenir un résultat satisfaisant. Pour les personnes plus expérimentées, cela peut être une source d’inspiration pour de nouveaux projets de tressage, mais rien de plus.

Et ceux qui me demandent si je propose des cours de tressage : Non, pas pour le moment.
Toutefois, les moteurs de recherche sur Internet permettent de trouver suffisamment de bons cours de tressage, même de plusieurs jours, du Danemark à l’Espagne. Pour les personnes sérieusement intéressées, c’est toujours une expérience à vivre et peut-être que le virus du tressage vous saisira. En effet, les techniques de tressage peuvent être très différentes d’une région à l’autre.

C’est ce que j’ai vécu en 2013 lors de la rencontre franco-allemande de tressage à Ludwigsburg. En deux jours, j’ai appris une technique qui m’a confrontée à de nouveaux défis, bien que je sois une vannière de formation. Associé à des vacances en camping, c’est une expérience inoubliable.

Le marché annuel de la vannerie qui a lieu en septembre à Lichtenfels, la ville de la vannerie qui abrite la seule école de vannerie d’Allemagne, est également un bon conseil pour les cours à recommander.
Plus d’informations sur les cours sous https://www.flechtworkshops.de/

Mais en France aussi, plus précisément à Bouxurulles, il est possible chaque année en mai d’apprendre quelque chose de la part de vanniers internationaux. Lors de la fête autour de l’osier, différents cours de tressage sont toujours organisés.